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Bienvenue sur le site du Recovery Observatory de Haiti

À l'échelle mondiale, tant dans les pays développés que dans les pays en développement, les catastrophes frappent régulièrement. Les catastrophes prennent des proportions parfois monumentales, que ce soit en raison de populations particulièrement vulnérables, d'un événement naturel dramatique ou de circonstances exceptionnellement malheureuses. L'ouragan Katrina, le tremblement de terre en Haïti, le typhon Haiyan ou le grand tsunami du Japon oriental sont des exemples de catastrophes qui occupent une place particulière dans nos mémoires collectives comme des méga-catastrophes dont les populations et les gouvernements prennent des années à se reconstruire. L'ouragan Matthew, à l'échelle nationale en Haïti, est un tel désastre.

Figure 1. Trace de l'ouragan Matthieu, crédit NOAA/NHC - NASA.

Le 4 octobre 2016 l'ouragan Matthew a frappé le sud-ouest d'Haïti, le premier ouragan de catégorie 4 à frapper Haïti depuis l'ouragan Cleo en 1964. Avec plus de 1 300 vies perdues dans les Caraïbes dont plus de 1 000 vies perdues en Haïti, l'ouragan a été le plus mortel à frapper dans les Caraïbes depuis Jeanne en 2004. L'impact de Matthieu sera durable. Alors que les inondations ont causé des dommages considérables et des pertes en vies humaines, l'impact principal a été ressenti par le vent, qui dans certaines régions a détruit plus de 95% des bâtiments et a complètement détruit les arbres et l'agriculture. En outre, des dommages environnementaux généralisés se sont produits. Il convient de noter que la zone la plus touchée a la plus grande concentration d'aires naturelles protégées en Haïti.

Depuis 2014, le CEOS (Committee on Earth Observation Satellites) travaille sur les moyens d'accroître la contribution des données satellitaires au redressement de ces événements majeurs. Une équipe de supervision de l'Observatoire de la reconstruction (ROOT) a été créée avec des représentants des fournisseurs de données satellitaires, de la communauté internationale des intervenants en matière de récupération et des fournisseurs de valeur ajoutée. Il supervise le développement de l'infrastructure de base, surveille les événements internationaux pour le déclenchement potentiel. Le ROOT est co-présidé par le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) et le GFDRR (Global Facility for Disaster Reduction and Recovery). Le ROOT a été chargé d'établir plusieurs activités pilotes de rétablissement au Malawi et au Népal en 2016.

Figure 2. Zone de l'observatoire de la reconstruction, crédit Google Earth

En novembre 2016, le ROOT a recommandé le déclenchement de l'Observatoire de la reconstruction pour l'impact de l'ouragan Matthew en Haïti. Cette recommandation a été approuvée par l'exécutif du CEOS en décembre 2016, qui a officiellement déclenché l'Observatoire de la reconstruction. Une nouvelle équipe projet, composée d'agences CEOS, de partenaires nationaux et de parties prenantes DRM (Disaster Risk Management) internationales, est alors mise en place pour superviser ce projet.  Le RO est a ensuite été mis en place début 2017 pour suivre la récupération des bâtiments, des réseaux de transport, des activités agricoles et de la réhabilitation environnementale pour une période de trois à quatre ans.